299/365- Correspondance musicale à Châtelet- les Halles, Paris Ier
Tout francilien qui se respecte- après s’être aventuré dans les profondeurs de la ligne 14, avant de voguer vers les tapis roulants de la ligne 1, pour choper in extremis un RER direct sur les lignes de l’alphabet, histoire de rejoindre la rive Gauche le long de la ligne 4, pour voler vers le paradis provincial d’un bout à l’autre de la ligne B, pour se perdre jusqu’à la lointaine ligne 11, pour bifurquer du côté de Pont au Change ligne 7- On a tous emprunté un jour la correspondance infernale, celle qui devient maléfique aux heures de pointe.
C’est le ventre souterrain de la capitale; les entrailles de la ville grouillent dans un flot perpétuel de voyageurs. Pas le droit à l’erreur, il n’est pas conseillé d’hésiter dans la direction à prendre si l’on veut rester entier jusqu’à destination.
Dans un brouhaha de bips à Pass Navigo, de portillons qui s’ouvrent et se referment, de gens trop pressés d’aller travailler ou retrouver leur moitié: JC Dorado est le Vanupié qui parvient à stopper les usagers dans leur course effrénée vers le prochain train perturbé ou le prochain métro accidenté. C’est déjà un bazar monstre à cet endroit précis pour se frayer un chemin; avec ses concerts libres à tunnel ouvert: il y fout un beau bordel encore plus grand. Lorsque je passe par là et découvre des notes vides à la place du tapis d’herbe soul, je suis un brin déçue.
Ce soir, le trafic était traumatisé sur une grosse partie du réseau. Coincée entre les rails paralysés, j’ai failli faire demi- tour jusqu’au bureau une descente à base de double- cheese au MacLaDalle du Forum des Halles pour calmer mon trop plein de patience. Ma conscience de future bombe atomique m’en a empêchée. Depuis le fin fond de mon agacement à chercher en vain une rame qui veuille bien rouler et me ramener en périphérie, ses dreads aux couleurs du reggae ont résonné, suivies de ses mains qui tapent toujours le rythme sur la caisse de sa guitare. À chaque fois, je me dis qu’il faut que je m’arrête un de ces quatre, mais je suis moi- même une citadine dans l’urgence (pléonasme)… J’y pense et puis j’oublie. Aujourd’hui, on était le 26 (comme 6 x quatre), et je l’ai mon cliché. Il manque le son suave et pénétrant de sa voix rocailleuse qui recouvre celui de la cohue qui cavale. Mais l’ambiance et la température sont véritablement celles- ci.
J’ai dû partir et dévier ma route vers la surface pour me jeter à l’assaut d’un bus bondé. C’était bouché, ça n’avançait pas, mais j’étais heureuse dans le merdier à l’air libre; je m’étais enfin arrêtée quelques mètres plus bas.
*Au musicien sans chaussures avec talent: merci de m’avoir permis de capturer cet instant sans avoir à le dérober*
Des liens pour celles & ceux qui n’auraient pas la chance de prendre le pouls de Paris sous les empreintes rythmées de Vanupié dans les couloirs de Châtelet:
www.myspace.com/vanupie
http://www.deezer.com/fr/#music/result/all/vanupi%c3%a9
http://www.noomiz.com/vanupie
http://youtu.be/A3QW5RnPuH8
http://youtu.be/FAXSy6esCec
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299/365- Correspondance musicale à Châtelet- les Halles, Paris Ier

Tout francilien qui se respecte- après s’être aventuré dans les profondeurs de la ligne 14, avant de voguer vers les tapis roulants de la ligne 1, pour choper in extremis un RER direct sur les lignes de l’alphabet, histoire de rejoindre la rive Gauche le long de la ligne 4, pour voler vers le paradis provincial d’un bout à l’autre de la ligne B, pour se perdre jusqu’à la lointaine ligne 11, pour bifurquer du côté de Pont au Change ligne 7- On a tous emprunté un jour la correspondance infernale, celle qui devient maléfique aux heures de pointe.

C’est le ventre souterrain de la capitale; les entrailles de la ville grouillent dans un flot perpétuel de voyageurs. Pas le droit à l’erreur, il n’est pas conseillé d’hésiter dans la direction à prendre si l’on veut rester entier jusqu’à destination.

Dans un brouhaha de bips à Pass Navigo, de portillons qui s’ouvrent et se referment, de gens trop pressés d’aller travailler ou retrouver leur moitié: JC Dorado est le Vanupié qui parvient à stopper les usagers dans leur course effrénée vers le prochain train perturbé ou le prochain métro accidenté. C’est déjà un bazar monstre à cet endroit précis pour se frayer un chemin; avec ses concerts libres à tunnel ouvert: il y fout un beau bordel encore plus grand. Lorsque je passe par là et découvre des notes vides à la place du tapis d’herbe soul, je suis un brin déçue.

Ce soir, le trafic était traumatisé sur une grosse partie du réseau. Coincée entre les rails paralysés, j’ai failli faire demi- tour jusqu’au bureau une descente à base de double- cheese au MacLaDalle du Forum des Halles pour calmer mon trop plein de patience. Ma conscience de future bombe atomique m’en a empêchée. Depuis le fin fond de mon agacement à chercher en vain une rame qui veuille bien rouler et me ramener en périphérie, ses dreads aux couleurs du reggae ont résonné, suivies de ses mains qui tapent toujours le rythme sur la caisse de sa guitare. À chaque fois, je me dis qu’il faut que je m’arrête un de ces quatre, mais je suis moi- même une citadine dans l’urgence (pléonasme)… J’y pense et puis j’oublie. Aujourd’hui, on était le 26 (comme 6 x quatre), et je l’ai mon cliché. Il manque le son suave et pénétrant de sa voix rocailleuse qui recouvre celui de la cohue qui cavale. Mais l’ambiance et la température sont véritablement celles- ci.

J’ai dû partir et dévier ma route vers la surface pour me jeter à l’assaut d’un bus bondé. C’était bouché, ça n’avançait pas, mais j’étais heureuse dans le merdier à l’air libre; je m’étais enfin arrêtée quelques mètres plus bas.

*Au musicien sans chaussures avec talent: merci de m’avoir permis de capturer cet instant sans avoir à le dérober*

Des liens pour celles & ceux qui n’auraient pas la chance de prendre le pouls de Paris sous les empreintes rythmées de Vanupié dans les couloirs de Châtelet:

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http://www.deezer.com/fr/#music/result/all/vanupi%c3%a9

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Tout francilien qui se respecte- après s’être aventuré dans les profondeurs de la ligne 14, avant de voguer vers les tapis roulants de la ligne 1, pour choper in extremis un RER direct sur les lignes de l’alphabet, histoire de rejoindre la rive Gauche le long de la ligne 4, pour voler vers le paradis provincial d’un bout à l’autre de la ligne B, pour se perdre jusqu’à la lointaine ligne 11, pour bifurquer du côté de Pont au Change ligne 7- On a tous emprunté un jour la correspondance infernale, celle qui devient maléfique aux heures de pointe.
C’est le ventre souterrain de la capitale; les entrailles de la ville grouillent dans un flot perpétuel de voyageurs. Pas le droit à l’erreur, il n’est pas conseillé d’hésiter dans la direction à prendre si l’on veut rester entier jusqu’à destination.
Dans un brouhaha de bips à Pass Navigo, de portillons qui s’ouvrent et se referment, de gens trop pressés d’aller travailler ou retrouver leur moitié: JC Dorado est le Vanupié qui parvient à stopper les usagers dans leur course effrénée vers le prochain train perturbé ou le prochain métro accidenté. C’est déjà un bazar monstre à cet endroit précis pour se frayer un chemin; avec ses concerts libres à tunnel ouvert: il y fout un beau bordel encore plus grand. Lorsque je passe par là et découvre des notes vides à la place du tapis d’herbe soul, je suis un brin déçue.
Ce soir, le trafic était traumatisé sur une grosse partie du réseau. Coincée entre les rails paralysés, j’ai failli faire demi- tour jusqu’au bureau une descente à base de double- cheese au MacLaDalle du Forum des Halles pour calmer mon trop plein de patience. Ma conscience de future bombe atomique m’en a empêchée. Depuis le fin fond de mon agacement à chercher en vain une rame qui veuille bien rouler et me ramener en périphérie, ses dreads aux couleurs du reggae ont résonné, suivies de ses mains qui tapent toujours le rythme sur la caisse de sa guitare. À chaque fois, je me dis qu’il faut que je m’arrête un de ces quatre, mais je suis moi- même une citadine dans l’urgence (pléonasme)… J’y pense et puis j’oublie. Aujourd’hui, on était le 26 (comme 6 x quatre), et je l’ai mon cliché. Il manque le son suave et pénétrant de sa voix rocailleuse qui recouvre celui de la cohue qui cavale. Mais l’ambiance et la température sont véritablement celles- ci.
J’ai dû partir et dévier ma route vers la surface pour me jeter à l’assaut d’un bus bondé. C’était bouché, ça n’avançait pas, mais j’étais heureuse dans le merdier à l’air libre; je m’étais enfin arrêtée quelques mètres plus bas.
*Au musicien sans chaussures avec talent: merci de m’avoir permis de capturer cet instant sans avoir à le dérober*
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C’est le ventre souterrain de la capitale; les entrailles de la ville grouillent dans un flot perpétuel de voyageurs. Pas le droit à l’erreur, il n’est pas conseillé d’hésiter dans la direction à prendre si l’on veut rester entier jusqu’à destination.

Dans un brouhaha de bips à Pass Navigo, de portillons qui s’ouvrent et se referment, de gens trop pressés d’aller travailler ou retrouver leur moitié: JC Dorado est le Vanupié qui parvient à stopper les usagers dans leur course effrénée vers le prochain train perturbé ou le prochain métro accidenté. C’est déjà un bazar monstre à cet endroit précis pour se frayer un chemin; avec ses concerts libres à tunnel ouvert: il y fout un beau bordel encore plus grand. Lorsque je passe par là et découvre des notes vides à la place du tapis d’herbe soul, je suis un brin déçue.

Ce soir, le trafic était traumatisé sur une grosse partie du réseau. Coincée entre les rails paralysés, j’ai failli faire demi- tour jusqu’au bureau une descente à base de double- cheese au MacLaDalle du Forum des Halles pour calmer mon trop plein de patience. Ma conscience de future bombe atomique m’en a empêchée. Depuis le fin fond de mon agacement à chercher en vain une rame qui veuille bien rouler et me ramener en périphérie, ses dreads aux couleurs du reggae ont résonné, suivies de ses mains qui tapent toujours le rythme sur la caisse de sa guitare. À chaque fois, je me dis qu’il faut que je m’arrête un de ces quatre, mais je suis moi- même une citadine dans l’urgence (pléonasme)… J’y pense et puis j’oublie. Aujourd’hui, on était le 26 (comme 6 x quatre), et je l’ai mon cliché. Il manque le son suave et pénétrant de sa voix rocailleuse qui recouvre celui de la cohue qui cavale. Mais l’ambiance et la température sont véritablement celles- ci.

J’ai dû partir et dévier ma route vers la surface pour me jeter à l’assaut d’un bus bondé. C’était bouché, ça n’avançait pas, mais j’étais heureuse dans le merdier à l’air libre; je m’étais enfin arrêtée quelques mètres plus bas.

*Au musicien sans chaussures avec talent: merci de m’avoir permis de capturer cet instant sans avoir à le dérober*

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Publié Il y a 7 mois 2 notes

Notes:

  1. 365aurelie a publié ce billet

À propos:

Parce que c'est d'un commun de commencer un 365 le 1er janvier...
Quelque part entre mon côté rebelle et ma flemme bien réelle,
Raccrochons les wagons un soir d'été en février.

Une photo par jour pour me taire un peu?
Non, juste dire les choses, pas forcément plus simplement, mais autrement.
Sans fard, mais prise par mes soins.

3 lignes d'écriture pour la forme,
6 quand vraiment ça déborde,
5 tout au plus, grand minimum.
Histoire d'illustrer.

[Reproduction interdite, droits réservés etc... évidemment]

Attention: 365 très #PARISIEN <3

Mon blog:
http://lavieenrougearcenciel.com/

Mes mots & les photos de Nico:
http://www.syntagme.eu/

Me contacter:
aurelie.lavieenrouge@gmail.com

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